Une Europe des banques antisociale


Texte publié sur Bellaciao en 2005, avant le referendum

J’expliquais les raisons de mon refus à cette Europe… On est en plein dedans. Un article prémonitoire ?


Pourquoi l’Europe a-t-elle été créée si ce n’est pour le business ?
Le point de départ fut la création d’une nouvelle monnaie, le point d’encrage sera l’établissement d’un marché sauvage.
J’ai connu Bruxelles, il y a 15 ans. Cette ville avait un visage, humain, un caractère sympathique. Aujourd’hui on se croirait à la Défense. Des bureaux froids, impersonnels, peuplés de clones en complet 3 pièces, comme à Walt Street…
La future Europe a été pensée par des banquiers, on voudrait maintenant nous faire croire qu’elle est l’œuvre de travailleurs sociaux ? Y a pas marqué du con…..
Je ne suis ni un théoricien de l’économie ou de la politique. Je suis comme la majorité des gens. Je ressent l’air du temps, les changements qui s’opèrent…
L’être humain dans l’Europe qui émerge appartiendra à une marque pour laquelle il aura signé un CDI. Il sera étiqueté tel un label.
Pour les autres, ce sera intégré ou éjecté. Comme ces filles de l’Est qui tapinent sur la petite ceinture ou ces gamines roumaines qui déambulent dans le métro.Europe de la finance
Je vous vois venir… Certains diront que ce n’est pas l’Europe qui en est la cause, mais un contexte économique défavorable. Comme si les pays riches se trouvaient tout à coup démunis pour faire face à une telle situation.
Ce ne sont pas les traders qui brassent beaucoup d’argent qui ont inventé les restos du Cœur. Il y a de la maille pour financer la connerie mais pour l’essentiel, il n’y a plus personne.
La misère n’est pas un bon business. Elle est juste rentable en prime time, à l’occasion d’un Téléthon. Avec un tel état d’esprit, nous nous armons pour une bataille qui sera perdu sur le terrain social.
Ils nous mettent l’Europe sur le tapis, comme si elle n’avait jamais existé avant ce referendum. C’est de la propagande, mais j’y trouverais mon compte. En Croatie, le taux d’imposition sur les sociétés est nul. Un chef d’entreprise m’a glissé qu’il fallait être le roi des cons pour continuer à être domicilié en France.
Ce traité présente le risque de voir émerger tous les extrémismes. Les peuples ont mis des siècles à construire leurs frontières et d’un seul coup on les efface ? Pour des raisons commerciales ?
Si les lois sont rapides à adoptées, boursicoter avec le sentiment patriotique d’un peuple, c’est jouer à l’apprenti sorcier, dans l’hypothèse ou celui-ci n’y trouve pas son compte. Du chômage né la violence. De la frustration, les extrêmes.
A Maastricht il était question d’une Europe à 12. Si j’avais su qu’on serait 25… Maintenant, ils nous mettent la Turquie sur le tapis. Pour les traders, ce pays est un filon juteux à court terme.
L’avenir des peuples n’est pas une « DLV », ni une action de Bourse. Si certains croient que l’on souhaite son entrée pour sa richesse culturelle, ils se trompent. C’est de la logistique. La Turquie est le chaînon manquant d’une structure économique que les traders béniouiouistes veulent nous imposer. Laissons d’abord aux sociologues et non aux économistes, le soin de penser à l’avenir des peuples.
Je ne veux pas d’une Union Européenne qui soit un clone des États-Unis. Vous l’a voulez ? Vous l’aurez, vos États-Unis d’Europe. Avec de plus en plus de ghettos, de conneries à la télé
Avant de ratifier, rassemblons une majorité de personnes autour d’un projet économique et social qui fasse l’unanimité. Le danger avec un résultat de type 51% contre 49% serait de voir la classe politique imploser.
Brandir le spectre d’un point de non retour ? Si l’Europe se présente ainsi, C’est la preuve qu’elle sera exclusivement au service de la finance.
Ils sont nombreux à avoir combattu le communisme, démontrant par A+b qu’il fallait que les peuples issus de ce modèle adoptent le notre. Maintenant les mêmes pleurent parce que la Chine monte en puissance… Assumez cette concurrence, c’est vous qui l’avez crée, seulement, faite attention à l’Europe que vous allez nous vendre…
Seule une Europe sociale pourra faire face à la machine économique implacable. Vous voulez vous mettre dans la course ? Elle est perdue d’avance. Ce traité comme cheville ouvrière de l’Europe représentera une menace pour la Chine et les États-Unis. Nous serons pris en sandwich !

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.