Andrés Iniesta : clap de fin à Barcelone. Bon vent, l’artiste !


Andrés Iniesta s’en est allé ! Il aura été, comme dirait Bernard Blier, « la synthèse » de tout ce que j’apprécie en matière de football.
Le « footballeur total », de la tête au pied. Celui qui passerait presque inaperçu sur un terrain et qui pourtant est partout.

À qui l’on donnerait même un pourboire tant le physique est frêle au regard du gabarit que l’on imagine d’un footballeur, notamment en France.

Aurait-il chez nous passer la détection ? J’en doute fortement, à l’image d’Antoine Griezmann.
En France, les têtes chercheuses à l’époque recherchaient des profils du genre armoire à glace à vous déménager une salle des fêtes.

Un machin à vous briser les reins, deux jambons Serrano à la place des cuisses. Le tout porté par un bas du front, les yeux et les oreilles scotchés vers le sol en direction des pieds plutôt qu »à regarder le placement de ses partenaires. Entendez une cacahuète et un raisin sec à la place du cerveau.

C’est grâce à des footballeurs comme Andrés Iniesta et Xavi Hernandez que le football durant la dernière décennie est redevenu intelligent.

Les espagnols comprirent que la vivacité d’esprit primait dans le football.
Là où Andrés Iniesta a atteint la perfection, comme Andrea Pirlo avant lui, c’était dans sa faculté à parfaitement se régler sur le plan mental, telle un mécanisme d’horlogerie.

Et c’est bien sur le plan psychologique, que le phénomène Iniesta fut intéressant. À son propos, les termes qui nous viennent instinctivement à l’esprit sont humilité, générosité et discrétion. Puis d’autres, liés à des ressorts invisibles, sous-jacents au personnage : volonté infaillible, envie de gagner insatiable. Iniesta ou la psychologie du boxeur au corps de danseuse, à l’affût de la moindre ouverture pour vous infliger un KO…

Lorsque l’Espagne, anti-chambre du Barca sera au sommet de sa gloire en 2010, elle le devra en partie à Andrés Iniesta qui sera l’unique buteur de la finale de la Coupe du Monde.

Dans le football, il y a deux catégories de joueurs. Ceux qui plantent beaucoup de buts inutiles et d’autres qui en marquent peu mais qui qui vous scellent une statue sur le toit de l’Olympe, vous sauvent un club et une nation tout entière.

Iniesta fait parti de cette deuxième catégorie. À l’image du but qu’il marqua contre Chelsea en demi-finale de la Ligue des champions (2009).

Bon vent à toi, Andrés, nous t’aimons et tu nous manqueras terriblement. Nous avons appris que tu partirais peut être jouer en Asie ? Et bien voici une petite confidence. Il y a dans ta personnalité un petit air Shaolin et nous sommes persuadés que tu pourras largement contribuer à l’essor du football dans ces contrées lointaines.

Andrès Iniesta c’est un palmarès hors norme :

  • Une Coupe du monde, deux Championnats d’Europe des Nations.
  • Huit titres de Champions d’Espagne avec le FC Barcelone, Sept Supercoupes. 
  • Quatre Ligues des Champions, trois Supercoupes de l’UEFA, trois Coupes du monde des clubs.

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