Barcelone – Chelsea : bilan des 8ème de finale


En regardant Barcelone – Chelsea (3-0), hier soir et surtout Leo Messi, je me disais à quel point, pour être un immense joueur, il fallait que la tête suive. Avoir de l’humilité sur le plan personnel et de la reconnaissance pour ses coéquipiers. Et oui, le foot se joue à 11. Cristiano Ronaldo, c’est à peu près la même chose. On aime ou pas, mais le gars, on sent avant tout qu’il n’est jamais satisfait de lui-même avant de l’être de ses coéquipiers.

Je comprend mieux maintenant pourquoi Zlatan Ibrahimovic et Neymar n’auront finalement pas fait long feu, à Barcelone. Prétentieux et auto-suffisant. Tout pour ma gueule, les autres servant de marchepied à leur égo surdimensionné. Se considérant comme des génies sans jamais être décisif le jour J.

Si des profils comme Suarez, Umtiti et Henri ont su s’inscrire dans le paysage barcelonais, c’est parce qu’ils ont le sens du groupe, la culture du club. Il y a des choses qui ne s’apprenne pas, on l’a en soit ou pas. C’est ce qui fait l’alchimie du football, la savante alliance des bons matériaux pour l’obtention d’un bloc parfaitement homogène.

C’est en ce sens que le recrutement à Barcelone ou au Real Madrid est particulièrement fin et intelligent. Ils prennent avant tout en considération le profil psychologique du joueur. Et s’il ne rentre pas dans le moule, n’épouse pas la philosophie du club, et bien il dégage, et très rapidement. On en revient encore à Zlatan ou à Neymar, vite libérés par le Barca.Messi

Hier soir, j’ai eu de la peine pour Antonio Conte et ses poulets sans têtes, à courir en vain pour trouver une porte de sortie.

Culture club

Quel est le point commun de ces huitième de finale ? Et bien que les nouveaux riches ou ceux qui avaient oublié les fondamentaux du football ont été impitoyablement éliminés.

PSG, Chelsea. Tottenham et le pathétique Manchester United de Mourinho. Ce dernier se croyant, lui aussi , plus grand que le monument anglais qui n’a pas attendu Vasco de Gama pour atteindre la terre promise et se forger un immense palmarès. Atteignant par 14 fois une finale de compétition internationale dont cinq Ligues des champions (3 fois vainqueur).
Un constat implacable qui en dit long sur la nouvelle économie du football. L’âme n’est pas à vendre.

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