Sociologie du football, Coupe du monde : de Jules Rimet à beIN Sport.

Une Coupe du monde pour les abonnés BeIN

Je me régale à écouter les commentaires d’après-match des soi-disant spécialistes du football, notamment sur BFMTV, CNews et l’Équipe TV.

Canal plus, beIN, désolé, j’ai zappé. J’exècre ces chaînes payantes qui se font de l’argent sur un sport populaire, joué par tous les gamins du monde, des favelas de Rio aux quartiers nord de Marseille.

La couverture de la Coupe du monde quasi exclusivement aux mains de BeIN est tout simplement une honte absolue. La Coupe du monde est une compétition de « service public », oui j’ose la formule, et elle devrait être en accès gratuit pour les plus pauvres. Jules Rimet doit se retourner dans sa tombe. Lui, l’inventeur de l’épreuve, fils de modestes agriculteurs.Coupe du monde 2018

Jules Rimet, catholique dans l’âme, passionné de musique et de littérature, pressentit un temps comme prix Nobel de la paix. Un homme qui œuvra toute sa vie pour l’amitié entre les peuples.

En interdisant en parti l’accès à bon nombre de matches de Coupe du monde, ces chaînes payantes telles que BeIN symbolisent aujourd’hui toute la crasse du business dans le football. La parenthèse est refermée.

Les meilleurs consultants et journalistes de football ?

Il y a du bon et du moins bon. Dans les analyses, certains sont réellement au plus proche de mon approche footballistique. Les autres sont dans le sérail des certitudes besogneuses, où la folie et l’imaginaire n’ont pas leur place au cœur du jeu. Ils sont dans la droite ligne du pédant incompétent qui martèle que la France est le pays des droits de l’homme, se gardant bien de vérifier si cette allégation est toujours d’actualité.

Transposé au football, je pointe du doigt ces consultants qui se croient toujours champions du monde parce que la France le fut un jour, il y a vingt ans déjà.

Chers pro du commentaire, redescendez sur le pré carré ! Si la France était réellement une grande nation du ballon rond, ça se saurait depuis des lustres.

Au niveau des clubs, notre pain quotidien, le bilan est famélique depuis près d’un siècle. Preuve en est que nous ne sommes pas des lumières et d’aucuns de se remettre en question sur notre manière d’appréhender ce sport majeur dont nous ne récoltons que des miettes.

Une approche toute française qui fait dire aux anglais que si la France est le plus beau pays du monde, elle serait le paradis sur terre avec des anglais à la place des « froggies » dans ses campagnes.

Le football, c’est un peu le thermomètre des rapports sociaux au sein d’une nation et s’il est en bonne santé, c’est que le climat y est sain. Que les échanges sont fluides entre les gens.

Force est de reconnaître que l’exubérance de la rue brésilienne, c’est autre chose que les visages mornes et silencieux du métro parisien.

En Espagne, on peut louer la gentillesse des personnes que l’on croise. En Angleterre, il y a cette esprit pub et club. Une certaine idée du collectif. L’Italie elle, possède une culture de l’arène encrée au plus profond de son histoire.

Il y a comme ça des ambiances, des parfums et le football est à cette image, portée par un climat. Un contexte social qui vous incite à tenter des choses, expérimenter la nouveauté, donner sa chance à l’autre. En finir avec le politiquement correct pour faire bouger les lignes. Bousculer le rigide « tel profil à tel poste ». Casser les codes. Sortir du figuratif pour se lâcher sur l’abstrait.

À l’image de la grande équipe d’Espagne avec Xavi et d’Iniesta, petits par la taille, grands par le talent. Cette idée d’avoir des joueurs moins physiques mais plus intelligents tactiquement.

Là où les français ont dit un jour à Antoine Griezmann d’aller se faire voir chez les grecs, les espagnols eux y ont cru en nous le débauchant.

Après cette petite digression, faisons le point sur ces consultants football qui ne renieraient point mon équipe-type de la Coupe du monde.

Voici ceux que je suivrais en priorité sur les différentes chaînes TV :

Jean-Luc Arribart, le flegme à la française, le Sean Connery des surfaces. Christophe Dugarry, la tête de mule du PAF footballistique.  Roland Courbis ou la sagesse retrouvée. Frank Lebœuf, celui qui n’est jamais redescendu sur terre après sa finale de 1998.  Emmanuel Petit, le mousquetaire à « fleuret moucheté ».  Pierre Ménès, le poulbot gouailleur de la tribune nord. Carine Galli la classe. Tu la vois, tu crois qu’elle bosse chez Yves Saint-Laurent. Pascal Praud, l’énigme du trouble de personnalité enfin dévoilée sur un plateau de télévision. Vincent Duluc, le Pac-Man du ballon rond. Magic Bernard Morlino, le sulfateur en chef des mauvaises langues. Gilles favard et Eric Blanc : l’un ne va pas sans l’autre, tout droit sortis d’un film de Michel Audiard. Jean-Michel Larqué. Lorsqu’il est en plateau, t’as l’impression qu’il s’est pris un sac de plâtre sur la tête.
Mais oui, on les aime ! 

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