De l’immigration au financement participatif


Enfoncer une porte ouverte ?

Dans cette société, si on pousse l’analyse, il en ressort que toutes les crises sont liées à des enjeux de pouvoir. Là où est placé l’argent, il y a des conflits d’intérêts. On dégraisse donc par le bas.
Le problème de l’immigration devient ainsi le parfait bouc émissaire. Immigration qu’il faudrait recontextualiser par rapport au besoin de main d’œuvre à bas coût dans les années 60 suivi de la mise en place du regroupement familial.
Une fois les chantiers achevés, barres d’immeuble et routes construites, il est facile de dire, en travestissant le discours, que nous n’avons plus besoin de ces travailleurs et pour cause… Ils ont terminé le job.
Il n’y a plus qu’à renvoyer Tom à la case départ,  avec ses rejetons. Un terme à la mode a fait son apparition : « réimmigration ».
Vu sous cet angle, le taux de chômage chez les jeunes issus de l’immigration prend alors un autre sens. Eux aussi n’ont pas vocation à  rester et donc à travailler.
On assaisonne le tout avec un peu de Wahhabisme en désignant l’Islam radical comme un corps étranger à nos coutumes d’origine chrétienne et c’est ainsi que l’on éradique la tumeur. 
Mais pourquoi donc ce phénomène est apparu ? N’allez pas chercher quelques accointances de nos hommes politiques avec les pays du Golfe. Comme si  la France avait toujours été confrontée au voile et au burkini.
Qui financent les mosquées et sous quelle autorité ? Pour quelles contreparties ? Il n’y a pas besoin d’en faire un roman et pourtant… Ça brode tous azimuts. On assiste aux contorsions  d’intellectuelles et pseudo-philosophes qui  excitent  les plus bas instincts d’une frange sociale souchienne mise sur la touche et qui justifiera ainsi sa précarité.
Il y a 20 ans,  pour moi, le Maghreb, c’était l’idée d’un folklore avec ses danseuses du ventre, calquant  leur déhanché sur les reines du carnaval de Rio.
Des photos de Kaboul dans les années 70 ou le discours de Nasser sur l’absurdité du voile au  sein de la société égyptienne.  Pourquoi en est-on arrivé là ?

Heureusement la société évolue, de nouveaux rapports se tissent entre les citoyens, une économie solidaire se met en place afin de distribuer les richesses différemment.

Financement participatif et solidarité

Le peuple en a raz le béret de cette main mise des lobbies qui nous dictent la façon dont on doit consommer et travailler. Partout des initiatives fleurissent afin de proposer une alternative à cette économie des banques et du CAC.
Il y a le crowfunding ou financement participatif (Ulule, SparkUp, Domobios), des magasins gratuits (free shop) « donne qui veut, prends qui veut », des restaurants également.
La possibilité de troquer ses compétences (Lestrocheures.fr, Yakasaider.fr), de proposer ses services contre une rémunération à la satisfaction (Tipotop.fr, Tipee.com). Le mouvement « incroyable comestible » qui consiste à faire pousser des fruits et légumes en libre-service dans les villes. Des alternatives à L’ANPE : Bob Emploi
Progressivement, une prise de conscience s’opère. Notre monde devient plus désintéressé. Les nouvelles générations nous donnent chaque jour, des leçons de vie. Regardez ces vidéos…

 

 

 

 

 

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