Héritage de Johnny Hallyday, ce héro français


Feuilletage des nouvelles ce matin. En titre : « Johnny Hallyday déshérite deux de ses enfants : Laura Smet et David Hallyday ».
Et bien cela ne m’étonne point. Dans un billet précédent, je faisais part de mes impressions sur l’idole des plateaux. Du deuil imposé aux forceps sur toutes les chaînes de télévisions et de radios. Louant la fin d’une carrière exemplaire. Éloges funèbres d’un héros français. Une semaine durant, nous étions tous Johnny. Drapeaux en berne aux fenêtres, en son effigie. Que restera-t-il de toutes ces circonvolutions ?
L’implacable constat d’une injustice, écrit noir sur blanc, devant notaire. La sentence cruel qui achève un vécu. Le vrombissement d’un puissant monteur puis le rideau qui tombe. Noir c’est noir.
Ne traiterait-on pas toute personne agissant de la sorte vis-à-vis de sa progéniture comme une sinistre ordure ?
2 gamins qui n’ont pas forcément demandé à naître et qui se retrouvent sans la moindre babiole de leur géniteur ?
La question n’est pas celle de l’héritage et du partage de quelques biens matériels. C’est avant tout la question de la reconnaissance post-mortem de celui qui vous a fait venir au monde. De cette transmission qui scelle les générations. Car l’objet accompagne la mémoire. Culture de l’objet que l’héritier fait fructifier ou pas.
Bien heureusement, nous sommes en France et il est interdit comme au États-Unis de faire hériter un chien plutôt qu’un être humain. Mais voilà. Tout cela interpelle sur la nature humaine. Sur la lâcheté des gens lorsqu’il est question de fric.
Bien que je me fiche du destin de cette famille, je compatis à cette souffrance que peuvent ressentir David et Laura d’avoir été ainsi sacrifiés. Car à travers cet acte devant notaire, Johnny ce héros à nié leur droit d’exister et d’avoir été. Il en a fait des orphelins pour toujours. Tragiques destins.
Si Laeticia Hallyday est véritablement une belle personne comme son apparence le laisse croire, et bien elle fera réviser ce testament inique. Dans le cas contraire, elle vivra à jamais comme une hombre, à travers le fantôme de son défunt mari. 

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