Le conflit i-télé


J’ai eu pitié, oui pitié car j’en ai été de la bavette ! Le conflit i-télé avec ces petits soldats sur le front de la grève, en première ligne, ne lâchant rien, bravant la tempête pour sauver le soldat… inconnu au bataillon des rédactions. Tout cela n’a été qu’une tempête dans une coupe de champagne, avec juste quelques bulles, du côté de la direction.

Bande de « meskine », n’avez-vous pas compris qu’avec vos salaires de clochards comparé au gratte ciel Bolloré qui pèse à lui tout seul 4,7 milliard USD… et bien en terme de masse salarial si l’on cacule… allez, admettons que vous ayez été 100 à tenir la position et en tenant compte que vous êtes payé à la louche et en moyenne 130€ net par jour… et bien cela nous donne pour un mois de grève, un préjudice du côté des ronds de cuir de… 403 000€ de cacahuètes gratuites en prime !

Vous n’êtes pas crédible les gars, cette somme est un pourboire de bagagiste si on le compare (je passerais les footballeurs…) aux vrais salaires de la télé.

Imaginez 100 Delphnine Ernotte (patronne de France Télévision) qui fassent grèvent à raison de 400 000€ brut de salaire par an, bonus compris… Là il y aurait eu plus de poids pour faire plier la direction. Tentons maintenant 100 Hanouna qui se mettent au piquet avec une pancarte autour du cul… heu du cou ! 

Je vous garantie que Morandini aurait été remercié au bout de la première heure de grève. La moralité de l’histoire, mes chers anciens collègues, malgré vos envolées lyriques, c’est que dans ce monde de méchants financiers vous n’êtes que des caliméros, les journalistes étant interchangeables car c’est du kif-kif bourricot.

Votre destin est d’être remplacé par votre clone. Je salut malgré tout, ces journalistes héroïques que j’appréciais et qui ont choisi de partir plutôt que de collaborer avec un pouvoir aux méthodes iniques. 

Pour ceux qui sont restés, leurs profils est lisible. Il y a le technicien qui vit avec sa femme et sa gamine dans un 30m2 aux portes de Paris. Pour lui pas le choix, soit il reste soit il crève. Par contre pour les autres, grassement rémunérés, j’imagine que cette grève n’était qu’une vue de l’esprit : «Suis avec vous les gars, ma pensée vous accompagne…». Ce sont les pires et ils se reconnaitront. Capables de toutes les compromissions pour draguer les sommets.

 

 

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