Vertus des plantes pour la santé


Plantes médicinales : un usage depuis la nuit des temps

Depuis la plus haute antiquité, les hommes se sont toujours soignés avec les plantes. Mais pourquoi en avaient ils choisi une plutôt qu’une autre ?

De nombreux théoriciens à travers les âges ont tenté de l’expliquer. Parmi eux :

Hippocrate

(460-377 av. J.-C.) :
Il découvrit la diététique en prônant l’utilisation des légumes et des fruits.

À cette époque la diététique reposait sur quatre principes :

Plantes médicinales

• La digestion est une forme de cuisson des aliments.
• Il est préférable de s’alimenter avec des aliments cuits pour faciliter la digestion.
• Le corps est composé d’éléments qui déterminent un tempérament.
• Il est conseillé de manger une nourriture équilibrée avec des aliments qui correspondent à son tempérament.

Dans la diététique hippocratique sont répertoriés quatre éléments : l’Eau, la Terre, l’Air, le Feu. Chacun correspond à un tempérament défini par la théorie des humeurs :

  • Lymphatique
  • Mélancolique
  • Sanguin
  • Colérique

Chaque aliment est classé en fonction de ses qualités intrinsèques, échelonné en quatre degrés et deux axes principaux :

  • Chaud, froid, sec et humide ou selon les axes : doux et amer, cru et cuit.

Dioscoride (1er siècle apr. J.C)

Médecin, pharmacologue et botaniste grec, auteur de l’ouvrage « De materia medica » dans lequel est décrit toutes les plantes médicinales utilisées à son époque (près de 500). Un ouvrage de référence qui fut utilisé comme ressource par les médecins jusqu’au 19e siècle.

Médecine antique

Galien (129-216)

Il fut sans aucun doute l’un des fondateurs de la pharmacie. Il écrivit près de 500 ouvrages et il eut une influence durable sur la médecine à son époque.

Pline l’Ancien (23-79)

À la fois amiral, écrivain et naturaliste, il est l’auteur d’une encyclopédie intitulée « Histoire Naturelle » en 37 volumes.

Jusqu’au XIX siècle, les médecins se contentaient de puiser dans la «pharmacie du bon Dieu» jusqu’à ce que les chimistes un jour découvrent qu’il était possible d’isoler les principes actifs de certaines plantes comme la quinine du quinquina, la digitaline de la digitale etc.

Aujourd’hui il existe des centres de formation à la phytothérapie au sein de certaines universités.
Des expériences sont également réalisées en milieu hospitalier. Au CHRU (Centre hospitalier de Recherche Universitaire) de Clermont-Ferrand, le professeur Pierre Bastide a par exemple testé les vertus curatives des huiles essentielles de cannelle et de girofle sur les infections de l’appareil urinaire.
L’aromathérapie ou l’art de soigner par les huiles essentielles, est devenue une science méthodique depuis qu’elle repose sur une classification de ces huiles en fonction de leur capacité à lutter contre les bactéries.
En 1991, un décret a supprimé les remboursements de toutes les préparations magistrales, portant un coup très dur à la phytothérapie. Les conséquences ne se sont pas fait attendre :

  • Baisse de fréquentation chez les phytothérapeutes ;
  • diminution des investissements consacrés à la recherche ;
  • diminution des tests cliniques.

Pour aller un peu plus loin…

La plupart des espèces végétales qui poussent à travers le monde entier possèdent des vertus thérapeutiques dues aux principes actifs qu’elles contiennent et qui agissent directement sur l’organisme.

Depuis la nuit des temps, les plantes ont servi à soigner des maladies bénignes comme le rhume ou la toux.

De nos jours, les traitements à base de plantes reviennent au premier plan, car de nombreuses personnes préfèrent une alternative aux médicaments dont ils redoutent parfois les effets secondaires.

Exemples d’utilisation

On emploie à nouveau l’absinthe chinoise et en particulier son principe actif pour soigner la malaria lorsque les protozoaires responsables de la maladie résistent aux médicaments.

La phytothérapie sur le conseil de certains médecins est souvent associée aux traitements classiques. La phytothérapie connaît de nos jours un essor exceptionnel, spécialement dans le traitement des maladies chroniques telles que l’asthme ou l’arthrite.

Le pouvoir des plantesPhytothérapie

Les plantes et leurs effets sont considérés en fonction de leurs principes actifs.

Quelques exemples

  • La quinine est dérivée du genre cinchona et employée contre la Malaria.
  • l’éphédrine du genre éphedra est présente dans de nombreuses prescriptions contre les rhumes.

En phytothérapie, l’efficacité des plantes entières

Si il est important de maîtriser l’action des différents principes actifs, en phytothérapie contrairement à la médecine classique, on recommande l’utilisation de la plante entière. La raison en est simple, les plantes contiennent des centaines, voire des milliers de substances chimiques actives.

Propriétés nutritives et curatives

Il n’est pas toujours aisé de faire une différence entre propriétés nutritives et propriétés curatives.
Par exemple, le citron, la papaye, l’oignon et l’avoine possèdent les deux à la fois.

Le citron prévient les infections, la papaye peut-être utilisée comme vermifuge, l’oignon est traditionnellement utilisé pour prévenir les affections des bronches, l’avoine est connue pour augmenter l’énergie. L’extrait de pépins de Pamplemousse sera particulièrement efficace pour prévenir toutes sortes d’infections.

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