Être rien, NKM, revue de presse juin 2017


Être rien selon Macron ?

N’être rien en opposition à être quelque chose. Des mots à mettre sur des visages… mais lesquels ? Qui serait l’inverse de quelque chose ? Celui qui ne possède rien ? Ni CV, ni richesses ?

Le message est clair, être rien, c’est ne pas exister ! L’inutilité de la transparence. Le clochard devant lequel on passe et que l’on ne voit même pas.
Sont rien tous les anonymes, eux aussi transparents. Ne servent donc à rien les RMistes, chômeurs, handicapées et autres subalternes
Sont donc quelque chose, ceux qui sortent du lot et qui en ont réellement. La partie émergée de l’iceberg. Une infime tranche de la population.

La vérité ne peut sortir que de la bouche d’un enfant. Macron au naturel nous expose sa vérité sans forcer sa nature. Contrairement à nous, lui, il est quelqu’un.

Kosciusko-Morizet agressée ?

Nathalie Kosciuszko-Moriset se targuait devant Nicolas Sarkozy, lors des primaires de la droite d’avoir officié dans la marine nationale : « Pardon mais moi, j’ai fait mon service militaire, je ne balayais pas la cour de la caserne ». L’air de lui dire : contrairement à toi, moi je suis une dure à cuire. J’ai le cuir épais !

En 2012, Sarkozy disait d’ailleurs d’elle, avant qu’il ne la choisisse comme porte-parole de sa campagne en 2012 : « Nathalie est la plus intelligente, la plus forte, la plus guerrière de sa génération ». La messe est dite. NKM, championne MMA de la politique française…

Revenons à cette funeste et lâche agression. En surfant sur Google actualités, je vois les titres alarmistes : NKM agressée, NKM hospitalisée, le monde médiatique en émoi, la classe politique choquée, l’agresseur en fuite…

J’apprends dans la foulée que le Premier ministre Édouard Philippe s’est rendu à son chevet puis, s’exprimant devant la presse : « Je l’ai trouvé secouée, je sais qu’elle est dans d’excellentes mains, entourée par des équipes médicales de grande qualité pour vérifier que tout va bien, et je lui souhaite un prompt rétablissement ».

Puis plus loin dans son discours : « Il peut arriver que le ton monte, mais il ne peut pas arriver de passer à une violence physique, et, pour tout dire, les hommes qui expriment cette violence physique à l’égard de femme qui sont à la fois plus petite et plus légère, ne m’inspire que du mépris ».

Suivi d’un déluge de réactions :

– Bruno Le Maire, ministre de l’économie: « Très choqué par l’agression contre @nkm. La violence n’a pas sa place en politique. »

– Marielle de Sarnez, ministre chargée des Affaires européennes : « Je condamne de toutes mes forces l’agression dont a été victime NKM , et lui apporte un amical message de solidarité »

– Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes: « Agression de @nk_m inacceptable. Les désaccords politiques ne doivent jamais s’exprimer par la violence. »

– Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche: « Condamnation sans réserve de l’agression lâche donc @nkm a été victime ce matin »
– Marine Le Pen, présidente du Front national: « La violence n’a pas sa place dans une campagne électorale. Ces comportements de plus en plus fréquents sont inadmissibles »

– Valérie Pecresse : « …. Violence inqualifiable », Myriam El Khomri : « …Acte intolérable et indigne ! »

Et même Jean-Luc Mélenchon, l’insoumis, de se soumettre au cérémonial :
« Totale solidarité et vœux de rétablissement prompt pour NKM . À bas la violence en politique. »

Revenons à l’acte lui-même. Cette place Maubert, je la connais ! Bien que trépidante de vie, elle semble toujours calme. Puis le drame ! Je tente alors de glaner quelques photos de l’agression.

À cet instant, j’imagine NKM victime d’un KO au menton ou à la tempe, foudroyée sur place. Une arcade sourcilière ouverte. Du sang sur le bitume. Le SAMU.

Et que vois-je comme cliché à la Une ? Un homme de 3/4, un journal en main, à hauteur du visage de NKM qui lui fait face, les yeux fermés. Pas l’ombre d’un contact apparent.

Puis sur la photo suivante, NKM allongée de tout son long avec un pompier penché au-dessus d’elle !
Peu d’éléments donc pour me faire une idée précise sur la présumée agression.

Un photographe de l’AFP était pourtant sur place et je m’étonne d’un pro qu’il n’est pas réglé son reflex en mode rafale afin de ne rien manquer d’un évènement qui pourrait survenir. Pour le coup, le déroulé de l’action jusqu’à la chute.

En la circonstance, je ne peux que me garder de toute interprétation hâtive avant que le présumé agresseur ne soit interpellé et qu’il donne sa version des faits. Présomption d’innocence oblige.

Force est de constater que bon nombre d’hommes et femmes politiques ont bafoué ce principe et ont d’emblée désigné le coupable, donnant ainsi raison à la version officielle.

Au regard du parcours militaire, de celle qui ne s’en laisse pas compter en joutes politiques, un doute subsistait sur la sincérité de cette agression.

Surtout après avoir vu NKM à sa sortie de l’hôpital. Légèrement décoiffée, un peu pâlotte faute de maquillage, mais sans trace apparente d’un quelconque choc sur le côté gauche de la tête qui nécessiterait un bandage. Pas même une égratignure. Imaginez une personne d’un mètre soixante et onze s’effondrer de toute sa hauteur

Quelques jours après, le présumé agresseur, Vincent Debraize, maire d’une petite commune de l’Eure donnait une conférence de presse pour expliquer son altercation :

 

 

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