Mondialisation et inégalités


Globalisation financière pour un développement durable ?

Le terme mondialisation fait référence à un monde où les frontières sont exclues ! Un monde homogène, aérodynamique, qui bannirait les conflits liés aux nationalismes et aux guerres de classe.

Si le concept est louable sur le plan sociétal ou culturel, il en est autrement d’un point de vue économique. Les flux de capitaux n’ayant que faire des frontières pour asseoir des stratégies discriminatoires vis-à-vis des pays pauvres sur le papier… mais qui ne le sont pas au niveau de leurs ressources. La mondialisation, un outil au service de puissantes entreprises qui souhaitent délocaliser leurs activités à l’étranger.

Tel le Groupe LVMH, qui se vante sur son site Web de faire travailler « 80% de collaborateurs hors France ». Le fleuron LVMH
LVMH, l’entreprise de Bernard Arnaud, 4e fortune mondiale avec 58, 6 milliards d’euros et de loin le français le plus riche.

Le truc assez drôle, c’est que LVMH, (leader mondial des produits de haute qualité), en tant que pauvre, tu n’en verras jamais un rond de cuir. Ni les chaussures Berluti, la maroquinerie Louis Vuitton, les vêtements Christian Dior ou les montres Chaumet. Même pas moyen de se mettre d’équerre comme une queue de pelle au Dom-Pérignon. Trop cher. Reste la 8.6 blonde spéciale.

La seule chose à laquelle tu peux prétendre avec Bernie, c’est la lecture du journal qui lui appartient : Le Parisien.

Pour être raccord, je te conseille la panoplie qui va avec. Tu choisi un banc public, idéalement sur la place du Tertre (butte Montmartre) , un sandwich jambon-beurre cornichon, une casquette gavroche et style après, tu lis un édito culturel. C’est pas la classe ? Mince j’avais confondu avec le Monde !

Mondialisation et inégalités

Revenons à nos moutons. Tu comprends maintenant pourquoi de plus en plus de personnes sont antimondialisation. Elles voient les capitaux passer dans l’espace, au dessus de leurs têtes, de poche en poche… Elles te « Nike » By Air… fallait tenter, j’ai tenté.

Il va sans dire que la mondialisation est responsable du chômage de masse, elle ne participe en rien à la bonne santé des pays dans lesquels elle exploite les multiples ressources.

Quelle contrepartie pour le Niger, 6e pays le plus pauvre au monde, de la société Areva qui exploite l’uranium sur son sol depuis… 1958 ?

Le Niger, 4e producteur mondial d’uranium et depuis 2011, producteur de pétrole par l’intermédiaire de sa raffinerie d’Oléléwa. Un pays qui a pourtant tous les signes extérieurs de richesse… et qui ne profite de rien si ce n’est sa population (à Arlit) qui boit de l’eau contaminée par la radioactivité (Source :  Le Monde Afrique).Quelle mondialisation ?

Le truc quand même étrange, c’est que cette mondialisation n’empêche en rien l’immigration massive de l’Afrique subsaharienne vers l’Europe.

Morale de l’histoire : les pauvres fuient la misère pour venir chez toi pointer à Pôle Emploi. Symboliquement on peut voir les choses ainsi…

Retour vers le futur

Au milieu des années 1990, la marque Nike avait été pointée du gros orteil pour son double langage. On lui avait accolé sur le revers du blouson le terme « Sweatshop » ou Ateliers de la misère. Elle s’était faite championne des slogans marketings annonciateurs de liberté. « Just do it » affichait-elle partout. 

L’envers du décor était l’exploitation de gamins travaillant dans des conditions lamentable, un peu partout en Asie.

L’écrivain nigérian Ken Saro-Wiwa, par ailleurs militant écologique s’était quant à lui élevé contre le forage pétrolier de la Royal Dutch Shell en 1995… Il sera exécuté par l’armée huit années plus tard.

Se posent alors forcément la question des relations toxiques entre les multinationales et les régimes oppressifs et corrompus.

Il est donc facile de voir l’intérêt des pays développés à n’avoir qu’un interlocuteur unique, en l’occurrence un dictateur plutôt qu’un état démocratique et pluraliste, le risque étant que ce dernier vous dise d’aller vous faire voir chez les Grecs.

Maintenant transposer cette équation au pétrole détenu par quelques familles saoudiennes Waabites et vous comprendrez comment on vous fait le plein à la pompe avec des théories fumeuses sur les responsables du fondamentalisme musulman en France.

Si le Moyen-Orient était démocratique, au lieu de la décapitation au sabre, nous aurions la danse orientale (du ventre) comme coutume populaire.    

Groupes de pression

Certaines manifestation anti-mondialisation (Anti-OMC) resteront dans les annales : Seattle en 1999 et Gêne en 2001.  Elles regroupaient des groupes écologistes , anticapitalistes, anarchistes, militants des droit de l’homme…

Tout cela a quand même eu des effets positifs sur l’essor du commerce équitable. S’il est factuellement né dans les années 40, il prendra réellement racine à partir des années 1990.

Figures antimondialisation

Dans les années 2000, l’égérie du mouvement  fut Naomi Klein. Elle écrivit un ouvrage considéré comme une référence en la matière : No Logo. Une critique sur la responsabilité des multinationales tel que McDonald’s ou Coca-Cola vis-à-vis de nos libertés individuelles.

On peut également citer des médias indépendants tels que Indymeda.org ou free SpeechTV qui œuvrent sur le Web pour informer le citoyen sur les effets néfastes de la globalisation.

Circuits courts en France

Des initiatives intéressantes ont vu le jour dans le but de promouvoir les producteurs locaux :

  • Les AMAPS : Association pour le maintien d’une Agriculture Paysanne.
  • C’est qui le patron ? La marque des consommateurs…

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