OM – RB Leipzig : une âme est capable de tout


Avec un tel public, l’OM peut voyager loin !

À Marseille, il y a tous les ingrédients que le PSG n’a pas. Et n’aura sans doute jamais. Un club ! Une âme et un public.
Très rapidement, l’OM a été mené 0-1 au bout de trois minutes de jeu et donc 0-2 sur l’ensemble des deux matchs. Un handicap qui aurait freiné les ardeurs de bien des clubs, mais voilà, à Marseille, une fusion s’opère entre les gradins et le terrain. Comme un seul homme.
La façon dont les joueurs se sont dépouillés dans un stade Vélodrome en feu a démontré que malgré un effectif limité sur le papier, tout était possible lorsque l’amour était plus fort que tout l’or du monde.Public OM
Hier, sur la pelouse, on a vu des ouvriers travailler en équipe, plein d’abnégation. À Marseille, comme à Madrid, le club étant plus grand que le joueur, celui-ci se fond dans sa culture. Avec l’idée d’appliquer cette devise : Unus pro omnibus, omnes pro uno (un pour tous, tous pour un). Sa propre réussite se reflétant d’abord dans celle de son coéquipier.
Il y avait des points d’interrogation en début de saison sur la qualité de l’effectif, il y en a moins aujourd’hui. Marseille va donc disputer la 3e demi-finale en C3 de son histoire.

Les joueurs qui se sont distingués

Le public : le 12e homme sur le terrain et l’arme absolue pour renverser des montagnes. L’un des 3 meilleurs d’Europe.

Hiroki Sakai : il est quelque part, l’âme et le moteur de cette équipe. Si ses coéquipiers le vénèrent, c’est pour son exemplarité sur le plan humain. Hier soir, il a été l’un des grands artisans de la victoire.
Dimitri Payet : lorsqu’il joue à ce niveau, c’est comme si Mozart était sur le terrain. J’avais des doutes, car il faisait preuve de trop d’irrégularité. Il vient de démontrer à l’Europe entière que le jour J, il est capable de tout. Il marque l’un des plus beaux but de l’année, toutes compétitions confondues.
Maxime Lopez : le petiot, on ne l’avait pas vu venir en début de saison. Il a été remarquable par son intelligence de jeu, faisant office de relais principal au milieu de terrain.
Florient Thauvin : dans un billet précédent, je disais que ce serait un très grand. Hier soir, il a été géant.
Luiz Gustavo : et bien, paradoxalement, je le préfère en défense centrale.
Kamara : un bon match dans l’ensemble, malgré quelques petites erreurs de placement.
Sanson : il a formé un duo très complémentaire avec Maxime Lopez, le tout optimisé par l’entente naturelle entre Payet et Thauvin.
Sarr : avant sa sortie sur blessure, il avait réalisé un match énorme. C’est vraiment lui qui a mis le feu dans la défense adverse.

La quiche du match

Mitroglou : il aurait pu coûter très cher à son équipe, hier soir. Le but refusé à Payet lui est totalement imputable. Commettre une faute aussi stupide sur un joueur qui ne fait pas action de jeu démontre à quel point il a de la crème de pois chiche à la place du cerveau.

Le coaching

Rudi Garcia : très honnêtement, je n’ai pas compris son coaching. Sortir Thauvin et Payet et laisser Mitroglou qui a fait glouglou (oui je sais, c’est facile) tout le match, faut qu’on m’explique.

Morale de l’histoire : vous mettez l’effectif du PSG à Marseille… tentez d’imaginer !  

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