Philosophie de vie : question d’intelligence et de caractère ?


L’homme est un primitif qui s’ignore

Atteindre un niveau d’excellence dans sa réflexion afin de pouvoir dialoguer avec une civilisation supérieure, issu d’un lointain futur ?  C’est ce que tentera d’établir le collectif.  À l’inverse, il obtiendrait une fin de non-recevoir…

Extrait du livre – Page 31

Cette expérience serait l’odyssée vers la vérité ultime. Orchestré par David Dekriptonios, ils chercheraient dans le futur, les outils pour déconstruire le passé et son parement de stéréotypes. L’homme d’aujourd’hui se croyait évolué, l’était-il vraiment ?
Selon les régions, le temps avait la relativité des saisons. Il suffisait de se rendre dans un coin perdu, en Afghanistan où ailleurs pour constater à quel point il était resté figé. Depuis 5, 10 générations, rien n’avait changé. Ni les vêtements, les regards, la façon de labourer. Nous étions au Moyen Âge… L’Amérique faisait fausse route lorsqu’elle prétendait exporter la démocratie.
« Une révolution ne se réalise pas à l’insu des peuples, c’est à eux d’en décider le moment. » fit remarquer McKinley.

 

Intelligence et ouverture d’esprit

On peut être intelligent et malgré tout un sacré con… 

Extrait du livre – Page 40

L’être humain naissait avec des caractéristiques qui le conditionnaient à une action spécifique. Écrivain et mathématicien interprétaient le monde avec des chiffres ou des lettres. Le scientifique inventait des avions pour échapper à ses propres limites tandis que l’écrivain préférait planer naturellement. Seulement, tout n’était pas rigide à ce point. Un scientifique pouvait percevoir les nombres de façon poétique. On appelait cela l’ouverture d’esprit. Une forme d’éveil antinomique avec l’intelligence homologuée, valide politiquement et économiquement, adaptée à un modèle de société, tel un numéro de série sur un produit sorti d’usine…
Une intelligence en forme de moule à gaufres, une intelligence de service, avec ses traders, ses capitaines d’industrie tirant des bords pour remonter les richesses dans leurs filets.
Certains calculaient prodigieusement, retenaient les chiffres comme des animaux savants, seulement, bon nombre portaient des œillères, appliquaient un mode de calcul unique qu’ils adaptaient à tous les domaines de leur vie, persuadés que les situations se réglaient comme des équations.

Avoir la tête de l’emploi…

L’aspect physique peut être un frein ou un accélérateur. Ouvrir ou refermer des portes, engendrer naturellement un capital de sympathie. Les escrocs ont parfois un physique avantageux…

Extraits du livre – Page 40

Le professeur McKinley avait remarqué chez ses congénères, des profils semblables aux animaux. Une gueule de lion, des pas d’oiseau ou d’éléphant, le port altier d’une girafe. On avait la tête de l’emploi et la tâche s’en trouvait facilitée si on sortait du bon moule. Une tête d’intellectuel donnait l’avantage que l’on vous considère brillant, à première vue.
Une silhouette d’aristocrate et les gens vous prenaient comme partenaire dans les rendez-vous d’affaires. Si par malchance vous aviez la physionomie d’un malfrat alors que vous étiez poète, le parcours était épineux, les contrôles de police fréquents.
Chacun se dévisageait pour mettre son vis-à-vis dans une case. Faux semblants ou vraie nature, nous figurions là où nous devions être. La société incitait les jolies filles à être des potiches, les comédiens avec une gueule de travers à jouer les redresseurs de torts.
Si on n’avait pas de gueule de l’emploi, C’était 50% de chance en plus de se retrouver au chômage. Parfois, un imposteur échappait à cette règle, se faufilait ni vu ni connu au milieu de chefs d’État en pause pour la postérité, devant un parterre de photographes.
Par distinction naturelle, il avait réussir à franchir le service d’ordre parce qu’il en imposait autant qu’un président. Un physique pouvait être un frein ou un accélérateur… Le collectif en vint à la conclusion que les années 2000 étaient assez superficielles. Pour entrer en contact avec le futur, dialoguer avec une civilisation plus évolué, le collectif devrait s’extraire du contexte de son époque afin de présenter un niveau d’excellence dans sa réflexion…

Points de vue d’un scientifique et d’un littéraire

Lorsque David Dekriptonios, le personnage principal du livre propose à des profils très divers de s’allier pour lever le voile sur le mystère de la vie…

Extrait du livre – Page 15

— Seriez-vous d’accord pour participer à ce projet ?

— Réunir nos compétences dans le but de découvrir la vérité… Réconcilier sciences et croyance… C’est bien cela ?

— Tout à fait…

— Mes travaux sur les ruptures d’équilibre dans l’univers tendent vers ce but. Il n’y a pas de matière sans antimatière, de corps sans esprit. Je suis partant !

Dekriptonios se servit de cette analyse pour expliquer qu’il collecterait auprès des chercheurs sélectionnés, des données qu’il comparerait les unes les autres. Les disciplines fussent-elles différentes devaient aboutir à des résultats semblables.

— Vous ferez connaissance une fois ces données analysées.

Le professeur Anoki s’étonna de cette mise au secret. Dekriptonios lui répondit que des différences de points de vue fausseraient le départ de l’enquête.

— Comprenez qu’un théologien puisse être en désaccord avec un scientifique, sur une conception du monde… Avant de vous réunir, mon travail consistera à relever les points communs qui vous relient.

Le Professeur Anoki ne comprenait pas cette histoire de convergences. S’il était devenu physicien, c’est parce qu’il considérait la science comme une aptitude à l’incroyance. Sa mission ? Expédier l’ignorance au paradis des illusions perdues.

Dekriptonios opposa que le but ultime des sciences était de situer Dieu afin qu’il trouve sa place dans l’univers.

— Monsieur Dekriptonios, dans les religions, la notion du bien et du mal coïncide avec ce que nous scientifiques, considérons comme des énergies positives ou négatives.

 

Caractère et climatologie

Un psychiatre et une climatologue relèvent des points communs entre état psychologique et dépression climatique...   

Extraits du livre – Page 40

McKinley et Barbara Parker avaient fusionné leurs disciplines de telle sorte que la caractérologie trouve sa concordance dans les climats. Les expressions vue dégagée, morale au beau fixe, dépression atmosphérique, précipitations étaient de même famille. L’homme était la terre, né de l’eau. Une naissance avec un soleil au zénith imprégnait le nouveau-né d’un instant climatique particulier. Les personnes nées sous le signe du Lion en imposaient naturellement parce que le soleil tapait fort en été…
Les vierges étaient méthodiques, car septembre était le mois des moissons où les bons et les mauvais grains étaient séparés. C’est pour cette raison que les gens nés sous cet hospice avaient tendance à couper les cheveux en 4. Certaines personnes présentaient des tempéraments secs, froids, sanguins, humides. Le vivant possédait en lui, un savant complexe d’eau, de feu, de terre, et d’air…
Cette clé à quatre éléments ouvrait des horizons azurés, cycloniques…

L’existence repose sur un système binaire

Lorsque le collectif prend conscience que le vivant alterne entre deux états à travers lesquels il doit trouver son équilibre… Lorsque l’infiniment petit se calque parfaitement sur l’infiniment grand…. du point de vue du microscope et du télescope !

Extrait du livre – Page 34

Le soleil et la lune distribuaient les jours et les nuits, faisaient alterner éveil et sommeil, conscience et inconscience. L’homme, en proie à ses penchants alternait entre amour et haine, comme un moteur à deux-temps. Physiquement tout en lui était double, les jambes se servaient des bras pour tenter l’équilibre, choisir une direction. Les yeux, les oreilles et les narines en faisaient de même… Au restaurant, les enfants préféraient le sucré au salé. Nos animaux domestiques, le chat et le chien, avaient des activités diurnes et nocturnes.
Finalement l’infiniment petit rejoignait l’infiniment grand, certaines parties du corps humain observées au microscope ressemblaient aux galaxies scrutées au télescope.
Zimmerman le géant observait la même chose qu’Anoki le petit et c’est ainsi que grand et petit reconnaissaient plongée et contre-plongée comme des perspectives de même famille. Les nébuleuses pouvaient être comparées à des tissus moléculaires et inversement.

 

Les époques se valent-elles  ?

L’anthropologue du collectif 42 démontre, à travers le geste d’un sportif, que chaque époque est dans sa « perfection ». Pelé et messi seront à jamais… incomparables !

Extraits du livre – Page 18

Émilie de Luxley avait passé de nombreuses années en France à étudier les rivages de la Dordogne, à la recherche de traces préhistoriques. Une passion familiale transmise par son père, un illustre paléoanthropologue. Elle reçut Dekriptonios dans une salle du muséum d’histoire naturelle où avaient été disposés des mannequins retraçant la genèse de l’évolution humaine, du Pliocène à nos jours. Elle se servit de ces personnages pour comparer son travail à l’étude d’un geste.

— Un fondu enchainé (vidéo) d’un coup droit au tennis, exécuté par plusieurs joueurs à différentes périodes, nous montrent les progrès accomplis entre Rod Laver et Roger Federer, et par conséquent de l’évolution du tennis… Par contre, en nous plaçant dans le contexte d’une époque, on pourrait considérer le geste de Rod Laver comme la perfection même, car sans point de comparaison si ce n’est avec son propre passé… Cet exemple est transposable à notre propre évolution.

— Chaque époque serait dans une perfection intemporelle ?

— De Rod Laver ou Roger Federer, nous ne saurons jamais lequel des deux est le meilleur puisqu’ils ne se sont jamais rencontrés… Les peuples dits primitifs n’existent pas car ils sont dans la perfection de leur milieu.

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