PSG : une page se tourne !


La faillite du PSG était tellement prévisible, et elle le sera encore. Ce n’est pas avec des bouts de sparadrap collés ci et là qu’il trouvera le remède miracle pour guérir du mal profond qui le ronge, de l’intérieur.

À l’extérieur, il y a le vernis de surface, les ors du Royaume du Qatar, sa puissance financière sans limites, rappelant aux supporters que « son club » n’est rien d’autre qu’une principauté en terre de France, un corps étranger à son identité et à sa culture du football. Depuis qu’il a été racheté par un état, ce club a fini par leur échapper. Un cheval de Troie planté au milieu du village. Il y eut la prise de la Bastille, un roi sous la guillotine et le PSG serait à nouveau sous les oripeaux d’une royauté ?

Tentons maintenant une comparaison avec la vie réelle, l’économie réelle. Que constateriez-vous ? Imaginez une entreprise étrangère qui s’implante en France avec des centaines millions d’euros pour se développer. Et qu’au final, elle n’emploie que des travailleurs détachés venu de l’étranger ? Quelle serait votre conclusion ? Vous lui reprocheriez de ne pas embaucher le gars du coin ou s’il n’est pas assez qualifié, de ne pas avoir développé de centre de formation pour le former. En gros, d’être dépourvu de philosophie.

Le Grand Paris, c’est 7 020 010 habitants, soit l’équivalent de la Serbie. Plus que le Danemark ou le Paraguay. Et bien pas un joueur du cru, hormis Rabiot qui est le seul à s’être dépouillé sur le terrain face au Real Madrid. Un club logiquement, tu l’aimes ou tu le quitte ! Mais peut-on réellement aimer un club sans âme ? Une entreprise avec des bureaux sans vie, des couloirs où l’on ne croise que des experts en comptes d’apothicaire et de merchandising ?

Avec autant de Brésiliens, le PSG, ça devrait être samba et carnaval moins cachaça tous les soirs. Un club aux couleurs de la fête. Rien de cela au PSG. Un désert humain et culturel.

  Le Qatar aura beau changé d’entraîneurs, Kombouaré, Ancelotti, Blanc puis Emery, rien n’y fera. Acheter les meilleurs joueurs… Idem !
L’âme d’un club ne s’achète pas. L’âme en est le moteur et c’est lui qui fait chavirer les cœurs. Souvenez-vous de ces épopées devenues légendaires. Saint-Étienne en 1976, Bastia en 1978 et Marseille en 1993 !

Un club est à l’image de sa direction. Il en prend le sens et la couleur. Peut-on décemment s’identifier au Qatar, pays des droits de l’homme, des femmes et des homosexuels ? La question au fond, elle est là.

À titre personnel, je rêverais d’un grand club à Paris, doté d’un centre de formation ressemblant à celui de Barcelone (la Masia). Un club qui s’appellerait Paris Saint-Denis et qui puiserait dans les richesses insoupçonnées du Grand Paris (je n’aime pas le terme banlieue). Un club qui soit le pendant de l’OM, le club de mon cœur. Je vous tiens le pari que vous mettez l’effectif parisien à Marseille et il aurait au moins été une fois en demi-finale ces cinq dernières années.

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