Choisir la bonne filière c'est assurer ses arrières

01/03/2017

Mise à jour 29/07/2023 : C'est toujours avec un très grand étonnement, la façon dont je vois ces élites dont fait parti Juan Branco pomper les idées des autres sans jamais les mentionner d'aucune manière. Dans un message privé sur Twitter (décembre 2018), je lui avait fait part d'un article rédigé en 2017 qui traitait de la façon dont les élites se reproduisaient. Il me pompa le concept en loucedé pour le développer rapido à la fin de son ouvrage "Crépuscule" puis dans "La République ne vous appartient pas " : Discours à polytechnique, Paris, Au diable vauvert, 2020.
Juan Branco, celui qui critique les élites tout en nourrissant la fierté (discrète) d'en faire partie, n'hésite pas à recourir aux mêmes méthodes sans la moindre vergogne. Juan Branco, celui qui rase gratis ! Dommage, j'aime bien le personnage ainsi que ses engagements...

L'article originel

Filière ouvrière, bovine, laitière et au sommet... les filières du pouvoir qui vous ouvrent les portes de la "bulle". En circuit fermé. Les futur(e)s journalistes choisiront Sciences Po. Les hommes et femmes politiques, l'ENA. Les patrons d'industrie, l'École des mines, Polytechnique ou HEC. Les magistrats de l'ordre judiciaire, l'École Nationale de la Magistrature.

Tout ce petit monde dans "l'entre-soi" se distribuera ensuite les postes et les salaires avec pour devise de ne jamais froisser son alter ego plus que nécessaire. Le "Politiquement correct" en surimpression du plan de carrière.

C'est ainsi qu'un journaliste sorti du moule n'ira "pas assassiner" son camarade destiné à une haute fonction publique.

Bien qu'opposé à première vue, nous les retrouverons bague de fiançailles au doigt. Effet aimant, qui se ressemble fusionne.

Filières interdépendantes

Le politique drague la journaliste et inversement cette dernière fera consensus. C'est un pacte subliminal de non-agression établi entre les "sorti(e)s d'écoles". N'attendez pas de ces "profils" qu'ils se mettent en porte-à-faux les uns vis-à-vis des autres.

Le politique servira les intérêts du patron d'industrie, lui-même protégé par une loi sortie du bois, le tout relaté par un(e) journaliste bon ton qui traitera l'accord factuellement. Le taille-crayon (baveux) est plus que jamais devenu un technicien de surface ordinaire.

Futurs électeurs, n’espérez pas plus que le minimum syndical ! Jamais un gouvernant ne prendra les mesures politiques censées révolutionner notre modèle économique.

Une politique de petits joueurs

Un candidat qui aurait pour programme les initiatives citoyennes présentées dans le film "Demain".Fillières Qui décréterait une fois élu que l'expérience des "incroyables comestibles" doit être mis en place partout en France.

À gauche comme à droite, vous n'aurez droit qu'à des mesurettes à 1 %, diluées dans la masse salariale des valets de service que vous incarnez. En parallèle à cela et bien qu'en période de crise mais pas pour tout le monde, les chaînes d'information en continu se multiplient.

Le message subliminal est de diffuser la voix du maître sous couvert de pluralisme. Venant de la Corée du Nord, on désignerait une propagande d’État. Après la ponte, Francetv info est sortie de l’œuf et force et de constater qu'elle est la stricte réplique de France 24 qui est la copie conforme de CNews, BFMTV ou LCI.

Chaînes d'information en continu : pourquoi toutes les mêmes ?

Pourquoi toutes ces naissances spontanées ? Parce que les rouages politico-financiers ont besoin de relais identiques pour nous faire croire à la diversité des opinions. La réalité c'est que quel que soit le média, le traitement est dupliqué à la virgule près. Mêmes Une, mêmes reportages et commentaires. Zappez dans tous les sens, vous ne verrez aucun sujet "hors filière".

Cela est confirmé par le nombre de journalistes qui embrassent une carrière politique par opportunité. Le personnel politique reproduisant  le même process en sens inverse. Un exemple emblématique : Roselyne Bachelot devenue consultante à la télévision.

Ils sont légion ceux qui abandonnent leur poste d'élu afin de siéger dans les conseils d'administration des multinationales. Lors de leur mandat, ils s'étaient bien gardés d'aller à l'encontre des lobbies. Ces va-et-vient sans obstacles, d'une filière à une autre donne un sentiment de toute puissance... et d'impunité à ces "passe-murailles". Car plus grosse est l'affaire plus elle se dégonfle rapidement, assortie de peines inexistantes voir nulles pour les mis en cause.

Vous vous dites pourquoi ce tapage médiatique, autant de moyens mis en œuvre pour accoucher d'une souris ? Parce que la filière de l'ordre judiciaire est au service des élites politiques et économiques.

Elle a vocation à préserver les puissants en toute discrétion et à taper très fort sur les petites gens et PME hors réseaux. C'est d'ailleurs avec ces derniers qu'elle fait son beurre. Voyez à qui sont infligés les amendes, taxes et autres pénalités de retard et vous avez fait le tour de la financiarisation de l'économie. Peu importe votre parcours ou vos compétences, si vous n'êtes pas sortis du bon moule avec le carnet d'adresses assorti.  A moins d'une chance au tirage, il vous restera le tapin avec un gilet jaune ou le pointage en CDI à Pôle Emploi.

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