Robert De Niro : l’âme de la mafia


L’importance de Martin Scorsese

Robert De Niro est un acteur majeur du cinéma américain, indissociable du metteur en scène, Martin Scorcese. Robert De Niro, c’est plusieurs décennies d’immersion totale dans l’univers de la mafia et de la pègre. Des dialogues ponctués de silence, signes de règlements de compte propres au milieu. Les personnages qu’incarne De Niro sous-tendent explosivité et douceur à la fois. Silencieux au bout du canon.

A ses débuts, De Niro a suivi les formations de Stella Adler et Lee Strasberg. Les « grandes écoles » pour l’apprentissage du métier de comédien, en Amérique.

Débuts de Robert de Niro

Sa carrière débute en 1965 avec Marcel carné : Trois Chambres à Manhattan. Il y joue un tout petit rôle, en réalité plus proche de la figuration.
Il démarre ensuite réellement sa carrière avec Brian De Palma, jeune réalisateur débutant à l’époque. Il participe à deux films à tous petits budgets : The Wedding Party (1969) et Hi, Mom ! (Salut maman. 1970.)

C’est le commencement du carrière prolifique avec les films qui suivent :Mafia dans le cinéma

  • Bloody Mama de Roger Corman en 1970.
  • Born to Win (Né pour vaincre -1971) d’Ivan Passer suivi de l’adaptation de de Jimmy Breslin : The Gang That Couldn’t Shoot Straight (1971).

Si ces films n’ont pas vraiment rencontré le succès, ils ont permis à Robert de Niro d’afficher son talent aux yeux de tous.

Son premier rôle majeur, il l’obtient en 1973 dans : Le Dernier Match (Bang the Drum Slowly) qui raconte l’histoire d’un receveur de baseball, atteint d’une maladie incurable.
C’est à cette occasion qu’il se fait remarquer par Martin Scorcese qui lui donne un rôle dans Mean Street en 1973.

Il joue ensuite le rôle de Vito Corleone, dans le Parrain 2 en 1974. Il remporte à cette occasion l’Oscar du meilleur acteur pour un second rôle.

À ce stade de la carrière de Robert De Niro, nous n’en sommes qu’au hors-d’œuvre, viennent ensuite ses films considérés comme majeurs pour les critiques de cinéma.

Ses films cultes

Taxi Driver : en 1976, toujours avec Martin Scorsese, il joue le rôle de Travis Bickle, un chauffeur de taxi violent et passablement obsessionnel. Sa performance époustouflante marquera les années 70. Il démontre également la polyvalence de son jeu d’acteur.

Il enchaîne en 1976 avec 1900 (Novecento) de Bernardo Bertolucci et The Last Tycoon d’Elia Kazan dans lequel il incarne le rôle Monroe Stahr ou la descente en enfer d’un directeur de production à Hollywood. Film tiré du roman de F. Scott Fitzgerald, Le Dernier Nabab. Dans New-York, New-York (1977) il joue le rôle d’un saxophoniste en la personne de Jimmy Doyle.

Capable de tout pour être au plus proche du personnage, Robert De Niro va jusqu’à prendre 20 kilos pour incarner un jack La Motta vieillissant dans Racing Bull. Il obtiendra l’Oscar du meilleur acteur en 1981 pour sa prestation.

Entre-temps, il joue dans le chef d’œuvre de Michael Cimino : The Deer Hunter (Voyage au bout de l’enfer. 1978).
Les années 80 se révéleront être beaucoup plus calme, malgré une brillante apparition dans The King of Comedy (La valse des pantins). Film largement sous-estimé à mon goût. Il se diversifie ensuite avec Meryl Streep dans Falling in Love (1984), l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme. Le film est décevant malgré une performance d’acteur honnête, tout comme la super-production de Roland Joffé : The Mission (Mission. 1986).

Robert De Niro fait une parenthèse avec le grand écran pour incarner Joseph Cuba au théâtre (1986) dans la pièce « Cuba and His Teddy Bear », jouée à Broadway à guichets fermés.

Il apparaît ensuite à l’écran de façon assez confidentielle dans le film à succès The Untouchables (Les incorruptibles. 1987) de Brian De Palma. Leur première collaboration depuis 17 ans. Le film rencontrera un succès planétaire.

Robert De Niro participe également à de nombreuses comédies, démontrant au passage qu’il est capable d’incarner des personnages comiques. Midnight Run (1988) notamment.
En 1989, il participe avec son ami Sean Penn au remake de la comédie de Michael Curtiz We’re No Angels (Nous ne sommes pas des anges). Dans Analyze this (Mafia Blues) il incarne un parrain de la mafia qui, en proie à de sévères angoisses, jette son dévolu sur un médecin psychiatre pour trouver une solution à ses maux.

En dehors de cette parenthèse dans le cinéma comique, nous ne pouvons faire l’impasse sur les rôles remarquables que Robert De Niro a incarné dans les années 90 : Goodfellas, et Casino réalisés par l’incontournable Martin Scorsese, Heat dans lequel il donne la réplique à Al Pacino (première apparition commune dans un film).

1991, un autre film marquant : Guilty by Suspicion (La Liste noire) réalisé par Irwin Winkler.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *