Roger de Saint-Ouen : un livre humoristique


L’auto-édition : oui mais drôle

Durant mon enfance, j’ai été bercé par les dialogues de Michel Audiard, les expressions de Bernard Blier, le phrasé de Frédéric Dard que j’ai eu d’ailleurs la chance de rencontrer, chez lui à Genève. Sans oublier Jean Yanne, Coluche, Pierre Desproges. On en fait plus, « des comme eux ». Le livre humoristique en politique, il n’y a que ça de vrai !
J’avais toujours eu en tête de leur rendre hommage un jour. C’est chose faite à travers ce petit livre humoristique et argotique.
Il raconte la façon dont un serveur,  dans un troquet de la rue Lecuyer à Saint-Ouen interprète le monde qui l’entoure à travers ses clients.

Livre humoristique sur la politique et les médias  – Extraits

« Pour la faire courte, je suis une erreur de casting dès la naissance et j’ai bien vite compris que je ne tiendrais jamais le haut de l’affiche, mais faut dire, je ne l’ai jamais cherché… Faire profil bas m’a toujours guidé en toute circonstance, face aux gens qui l’a ramènent.
J’en suis de ceux qui sont sortis du moule pour être noyé dans la masse, mais tout s’éclaire si vous voyez ma mère. Une fourgonnette sur les rotules et en surcharge n’allait pas vous livrer une montre Cartier dans un quartier de rupins. Je n’avais pas le ticket choc et ce qui devait se pointer arriva.
J’étais né pour être dans le dur. Pieds et poings liés. Un ciel noir de gris, Germinal, le travail à la chaîne, la veuve poignée près du poêle à mazout, la chambre de bonne sous les toits et au rez-de-chaussée, la concierge un balai dans les mains qui me balance tous les matins :

— Alors, ça va ma gueule !

« Je suis passé de la plonge au service. L’existence m’avait prédestiné à être un laquais autant qu’un lustreur de zinc, j’en ai donc fait mon sacerdoce, en sachant que lorsqu’on démarre dans le métier, on prend son élan pour 30 ans. On fait sa carrière d’une seule traite pour éviter le trop plein. C’est comme le Mont Ventoux à vélo, si tu t’arrêtes, t’es mort. Faut jamais s’arrêter. En gros tu passes de la jeunesse à la retraite comme un aveugle un peu canné, mais le cul sec et au chaud. »Livre humoristique

« Le bistrot, c’est un thermomètre dans le cul du climat social… »

« Vous pouvez faire la tournée des bars, vous trouvez toujours les mêmes. À 6 heures du matin, il y la Portugaise « king of the hall » qui débarque pour un extra, sceau et serpillière à grande eau sur un carrelage dont tu ne voudrais même pas dans ton réduit. Après tu as le patron qui rapplique la tête dans le cul et au radar, direct jusqu’à la caisse. Question de vérifier qu’il a les bourses bien pleines. La caisse enregistreuse, c’est un peu la gaule au crépuscule du patron de bar. Et vous remarquerez… Toujours en silence. C’est la messe du fond de caisse. Après, tu as le premier client qui débarque. Un serré au comptoir en 5 secondes chrono, puis direct dans le métro. Un fantôme c’est kif kif bourricot comme dirait ma mère, juive pied noir d’Algérie.
Ensuite on entre dans le vif de la sèche. De 7H00 à 7H15, c’est la phase « un demi sans mousse s’il vous plait ». C’est là que l’on reconnaît les alcooliques, mais c’est du pro. Dix verres sans mousse égale un verre à l’œil.
Après tu as le camouflé qui arrive ni vu ni connu dans le style, je ne suis pas du même bord que mon voisin. Pour faire diversion, il commande d’abord un café. Normal. L’anguille, c’est qu’après, il s’enquille 4 demis d’affilée. Il faut s’en méfier de ceux-là, tu ne les vois pas venir. Il te transforme le bistrot en émission de Frédéric Taddeï. Sur le coup de 11 heures c’est la Chinoise qui passe avec ses sacs Tati remplis de montres et autres briquets qui font coin-coin… »

« Je suis actionnaire avec une dimension réactionnaire, mais petit porteur. Comme les avions, le parfait con a réaction capable d’embrayer sur tout, c’est bien moi… »

« Chaque Français est en capacité de reconnaître ses erreurs, un homme politique lui, c’est du domaine de la parapsychologie. »

A propos des hommes politiques

« J’osais croire que les avancées technologiques, les centrales nucléaires qui ne datent pas d’hier et qui soit dit en passant devaient nous offrir l’autonomie énergétique, mais également les éoliennes et le solaire nous refileraient l’électricité à l’œil. Il y eut le droit de vote des femmes, l’abolition de la peine de mort, le mariage gay et toujours pas le courant. C’est choquant au regard de tous ces endroits éclairés comme des stades de foot. Zones industrielles, gratte-ciels, routes paumées en rase campagne et autres endroits improbables dans lesquels même un aveugle pourrait se balader sans canne. Les choses vitales sont hors de prix. Comme si une stratégie avait été étudiée pour nous couper de la nature.
Ils servent à quoi, bon sang de bois, je vous le demande. L’eau, la base de la vie, un bien précieux qui appartient à tous. Toujours plus reuche et incapable de lutter contre les inondations, conséquence de l’urbanisme sauvage et de l’agriculture intensive. Un phénomène à se mettre sur le toit.
À écouter ces crétins du manoir (nom d’un cheval de course), c’est la faute des prédécesseurs. Je vous tiens le pari qu’un jour, ils nous factureront le droit d’être en vie pour amortir l’entretien des cimetières… »

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Le déficit public

« Le coup du déficit public, c’est l’arête qui a du mal à passer, même avec un bout de brioche. Malgré les impôts et taxes en tous genre, contredanses, carburants et cigarettes, l’état serait toujours en caleçon ? En gros, tu raques pour leur train de vie de la même façon que la mère Claude entretiendrait un gigolo trop porté sur les Chandelles. Banquets, chauffeurs, costards sur-mesure. Elle n’est pas belle la vie ? La pépite, c’est lorsque tu obtiens le poste de secrétaire du secrétaire du Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes. C’est un peu comme anticonstitutionnellement. Un mot que tu n’utilises jamais si ce n’est pour dire que c’est le plus long. Tournée générale sur le compte de Marianne, s’il y en a un qui arrive à le sortir du premier coup !… »

« Comment claquer autant de fric en conneries, alors même que ces bivalves marins sont entourés de types sortis tout droit de la cuisse à Jupiter. Polytechniciens, énarques, normaliens, censés en connaître un rayon sur les chiffres. Et bien négatif, comme dirait mon ancien caporal. C’est du niveau petite section de maternelle. Incapable d’aligner les unités. Toujours dans le rouge depuis 30 ans. Y a un truc qui ne tourne pas rond. Il doit y avoir des intermédiaires, ou bien un sacré appel d’air, car ce n’est pas faute de ne plus respirer… »

L’économie en politique

Maintenant les gars, le triple A vient de débarquer dans les chaumières. Un truc dont on n’avait jamais entendu parler avant, et qui semble impacter nos têtes de gondole (les politiques) d’une étrange façon. Comme une triple dose de viagra qui aurait été ingurgité par l’un d’eux avant qu’un yéti sorti du placard, nu comme un vers, ne saute dans son lit afin de s’intercaler entre lui et sa dame.
Standard & Poor’s, un nom qui fait plutôt penser à une société spécialisée dans la fabrication de vêtements en laine et pourtant… Ils sont là, à nous surveiller, petit doigt rigide comme la verge, prête à corriger. Triple A, ces êtres étranges venus d’une autre dimension. Leur destination : ta bourse. Leur but : vider le garde manger et nous laisser une courgette…

Mairies et emprunts toxiques

« Les mairies sont également à baffer. Faites gaffe avant d’investir dans une chaumière, car la banque ne recule même pas devant les drapeaux qui font cocorico sur les façades des mairies de nos campagnes. Elle en veut également au morlingue de l’élu en lui proposant de bouffer des emprunts structurés super toxiques.
Pour la faire courte, tu demandes un crédit pour construire une piscine municipale… Et tu te retrouves à la payer sur 15 ans avec des taux d’intérêt à mettre tous tes administrés sur la paille.
Tu me diras, aux milieux des champs, le foin, on aime bien… Le pire dans l’histoire c’est qu’il n’y n’en a pas un, lors du conseil municipal qui a percuté lorsqu’on lui a mis les conditions du prêt sous les yeux. Trop de pages à lire ou bien :

— On a fait confiance au conseiller…

Ou encore,

— Vingt dieux, c’est à la fin du contrat qu’était écrit en minuscule le montant du taux (super variable).

Ben oui Toto, la banque ne va pas te mettre en énorme, sur la première page : « On va vous la mettre dans le fion, les pécos ». La morale de l’histoire dans les mairies, c’est qu’ils sont bons à se réunir 15, mais pour lire un contrat du début à la fin, c’est poil dans la main. Faut dire qu’entre les truies et sa vache dont il faut s’occuper à longueur d’année, on a un peu la tête au pré. Pour en revenir à la piscine municipale, elle aura finalement coûté 100 000 € au lieu de 40 000€, ce qui a pour conséquence de faire exploser les impôts locaux…
Si t’achètes un truc du côté de Trécon village fleuri, t’as intérêt de vérifier si les finances publiques sont saines… »

 

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