Grand Paris Express, un projet anti-bouchons


Embouteillages monstres, lignes de RER bondés, pics de pollution redoutables. C’est le lot quotidien des mégapoles telles que le grand Paris, une agglomération de 7 028 565 habitants au cœur de l’Île-de-France.
Pour parer à ces problèmes qui empoisonnent la vie des franciliens, un projet a vu le jour en 2011. Le Grand Paris Express.
À l’initiative d’un accord entre le conseil régional d’Île-de-France et l’État, ce territoire bénéficiera à l’horizon 2020-2030, d’un réseau de lignes de métro automatique d’une longueur totale de 200 kilomètres. Il desservira 72 gares.
Les objectifs sont multiples : réduire la circulation automobile, inscrire le territoire dans une démarche écologique globale, en œuvrant notamment pour une meilleure qualité de l’air. Favoriser le développement économique en désenclavant certaines zones fragilisées socialement et qui ont du mal à accéder à l’emploi.
Dans la pratique, les franciliens pourront se déplacer plus rapidement vers les pôles d’activités majeurs sans être obligé de passer par le centre de Paris.
Les travaux confiés à la Société du Grand Paris (SGP) ont débuté récemment. Après de nombreuses joutes administratives, à coups de procédures d’agréments et validations de dossier, les premiers coups de pioche ont été donnés. Pour les tunnels, il faudra patienter. On devrait en voir le bout en 2018.
Dans l’attente du résultat final dont le coût devrait avoisiner les 25 milliards d’euros, la SGP organisait fin février 2017, une visite guidée en autocar le long de la future ligne 15. Du pont de Sèvres à la gare de Noisy-Champs. Ce trajet de 33 kilomètres desservira 22 communes et 16 gares dont 15 seront interconnectées avec le réseau existant. Impressionnant !
Retour vers le futur… Ces gares d’un nouveau type, de 109 mètres de long sur 23 à 25 mètres de large se présenteront comme des dominos géants enfoncés plus ou moins profondément dans le sol. Digne du film Star Wars. Imaginez d’immenses vaisseaux spatiaux disposés autour de Paris (Intra-muros), prêts à décoller.
Si l’on se projette en 2030, la capitale aura peut être un parfum de Central Park (New York). Une enclave verdoyante dédiée aux déplacements à l’énergie solaire ou électrique, à vélo, à roller… Vingt arrondissements répartis sur une superficie de 105,40 km2, transformés peu à peu en laboratoire afin de lancer la ville de demain
Ce projet sera une réussite si l’étau se desserre réellement sur Paris. La capitale fait office d’aimant économique vis-à-vis des banlieues et elle est régulièrement proche de l’asphyxie.
En 2015, Paris détint durant quelques heures le record de la ville la plus polluée au monde, avant Shanghai ou Mexico. Le pic de particules fines avait dépassé les 80 microgrammes par mètre cube (concentration moyenne de particules inférieure à 10 microns de diamètre).
La France qui se rêve en leader mondial de la protection de l’environnement devra en premier lieu purifier l’air qui passe devant sa porte. La circulation alternée n’est qu’une demi-mesurette.
Nous entrons dans le printemps, saison où les pics de pollution sont les plus importants. Le trafic routier combiné à l’épandage agricole engendrent à cette période, une réaction combinée d’oxydes d’azote et d’ammoniac qui renforce la quantité de particules présentes dans l’air. L’OMS considère que ces particules sont à l’origine de cancers, d’allergies, maladies respiratoires, troubles cardio-vasculaires.
Souhaitons que le projet du Grand Paris Express soit généralisé au top 10 des villes françaises les plus polluées par les particules fines. Voici le classement 2016 (Source : OMS) :

1ère : Paris
2e : Marseille
3e : Lille
4e : Strasbourg
5e : Montpellier
6e : Nice
7e : Bordeaux
7e ex aequo : Lyon
8e. Le Havre
9e : Nantes

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