Pesticides dans les fruits et légumes


« Générations futures » est une ONG lanceuse d’alertes qui nous informe régulièrement sur les questions environnementales. Elle a récemment mené une étude sur les taux de pesticides présents dans les fruits et légumes. C’est édifiant. Que fait l’AFSSAPS ? Donneur de leçons et distributrice de rappels à la loi pour mettre dans les clous, les « beatnics de la bio ».

ONG anti-pesticides
L’association vendeuse de graines d’excellente qualité, Kokopelli pourrait en témoigner. Elle fut attaquée en 2005 par un gros ponte de la semence pour concurrence déloyale ainsi que par l’état français qui lui reprochait de ne pas respecter la législation sur l’enregistrement des semences. Question d’aller chercher les poux dans la tête des petits plutôt que de s’attaquer au gros comme Monsento. Le pot de terre contre le pot de fer.
Puis de voir fleurir partout sur nos écrans la pub « 5 fruits et légumes par jour ». Oui, mais lesquels ? Ou plutôt comment vous empoisonner avec des fruits et des légumes tous les jours si l’on en croit l’enquête de Générations futures, qui a posé sa loupe sur 33 légumes et 19 fruits.
Résultat des prélèvements ? Des résidus de pesticides ont été trouvés dans 70% des fruits et 41% des légumes. Mais que fait la police du blé ?
Le céleri-branche arrive en tête d’étales avec 84% d’échantillons présentant des traces de pesticides. Suivi de près, en danseuse à l’approche du col, les herbes fraîches (74%) et les endives (73%). Pour les fruits, on se rapproche du maillot jaune, vainqueur de l’étape : les raisins 89%, les mandarines avec 88,4% et les cerises 87,7%.
Autres fruits contaminés par les pesticides, mais dans de moindres proportions : pamplemousse, mirabelle, fraise, kiwi, et nectarine.
Le plus inquiétant dans cette études, c’est que certains fruits dépassent largement les taux autorisés par l’Union Européenne en matière de pesticides…
L’originalité de l’étude de Génération futures est de s’être appuyé sur… les données officielles de la DGCCRF. On n’est jamais mieux servi que par son « agent de probation ». L’ONG a ainsi pu compiler toutes sortes de documents entre 2012 et 2016 et nous en faire une synthèse comme dirait Bernard Blier dans le film « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! » : « j’ai déjà vu des faux-culs, mais vous êtes une synthèse ! »… Pourrait-on adresser à de qui de droit.

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